Alors que la saison route touche à sa fin, on retrouvait dimanche dernier nos espoirs sur la Classique des feuilles mortes : Paris-Tours. Le parcours, pour la deuxième fois de son histoire, était parsemé de ces fameux secteurs de chemins de vignes, cassants et propices aux crevaisons ! Après un départ timide où les échappées ont pris jusqu’à plus de dix minutes d’avance, c’est bien au point stratégique de Vendôme que la course prend une autre tournure ! Une grosse bordure se créée avec tous les costauds ! Le peloton se scinde en trois et l’on ne retrouve que Luc DURY avec les hommes forts devant ! L’écart avec les échappées s’effondre et le peloton finira par se regrouper. Sur la deuxième partie de la course, Maxime JARNET ayant retrouvé de la force a pu se retrouver à l’avant pour finir 6ème de cette belle course ! Il signe une très belle performance pour clôturer sa saison !!

Il revient avec nous sur son année et ses impressions :

Salut Maxime, après cette belle performance à Paris-Tours Espoirs, peux-tu nous dresser un bilan sur ta saison ?

Je trouve que j’ai fait une saison en demi-teinte. Je n’ai pas été au niveau que je voulais être, je me suis fixé des grosses ambitions en début d’année et j’ai eu du mal à encaisser quand j’ai vu que je n’arrivais pas à atteindre mes objectifs.

J’ai eu quand même des gros coups de forces où j’étais vraiment acteur des courses de mai jusqu’à fin juin (2ème du Tour du Beaujolais, 2ème et 5ème sur les manches de la Coupe de France du GP de Luneray et de Paris-Mantes…) !

J’ai été aussi malade en début d’année ce qui m’a pas mal affaibli et perturbé.

Comment as-tu abordé la course de dimanche ?

Pour ce Paris-Tours Espoirs, la dernière course de la saison, je sortais d’un bon bloc de courses chez les professionnels, je sentais que les jambes étaient bonnes, et je venais dans l’optique de performer, j’étais concentré sur cela tout le weekend !

La course a mal débuté car j’ai eu un problème de batterie, j’ai dû changer de vélo et prendre un mulet, vélo sur lequel je n’étais pas très à l’aise, au kilomètre 60 nous savions qu’il y avait un passage très stratégique et qu’il fallait être placé, les routes étaient dégagés et il pouvait y avoir des bordures, malgré le vent 3/4 face, il y a eu un gros coup de visse et cela a morcelé le peloton en plusieurs parties, Luc marchait fort et était dans le premier groupe, Sandy dans le deuxième et Ugo et moi étions relégués dans un troisième groupes. Lorsqu’on a repris vent de face, tout est rentré dans l’ordre, le peloton s’est recomposé ! J’ai pu reprendre mon vélo grâce au bon travail de l’assistant du jour, de mécano et du DS ! Ensuite au km 130, une nouvelle course commençait avec les chemins, les jambes étaient bonnes, je me suis placé avant le premier chemin, et ensuite cela s’est fait tout seul, je me suis retrouvé dans le bon groupe, j’ai eu de la réussite de ne pas crever ! Je me suis accroché, et puis voilà ! J’arrive pour la place de 5 au sprint dans un groupe de 10, je termine 7ème de la course, une course de très haut niveau. J’étais motivé à l’idée de bien faire, et j’étais satisfait de terminer ma saison de la sorte.

Tu as été stagiaire avec l’équipe professionnelle d’Arkéa Samsic, cela t’a donc beaucoup apporté ?

Être stagiaire avec l’équipe d’Arkéa Samsic m’a apporté une énorme expérience ! J’ai côtoyé de grands coureurs, comme Warren Barguil au sein même de l’équipe, mais aussi couru aux côtés de Bernal, Lutsenko, Pedersen le nouveau champion du monde entre autres…

Bien sûr c’était difficile, le niveau est très très élevé, mais ça m’a permis de me rendre compte du niveau qu’il fallait que j’atteigne pour pouvoir prétendre au cyclisme professionnel un jour !

Tu as été aux côtés d’un ancien coureur du club, Clément Russo, lors de son top10 sur le Tour de l’Eurométropole. Est-ce que cela t’inspire pour l’avenir ?

Le fait d’avoir couru avec Clément était top pour moi. On était en chambre ensemble, on a bien plaisanté ! Bien sûr que je rêve d’avoir le même parcours que lui ! On aime les mêmes types de courses, et en Belgique cela nous convenait bien ! Son top 10 m’a montré que tout était possible et qu’il fallait croire en mes possibilités. Lorsque j’ai découvert la dn1, lui était espoir 4 à Saint-Étienne, il faisait une grosse saison, toujours placé ce qui lui a permis de passer professionnel. J’espère faire comme lui l’année prochaine, cela serait assez sympa de se retrouver dans la même équipe professionnelle !